mardi 31 janvier 2017

Bata, André... : Ravivons la flamme du rêve industriel Français

Pendant 70 ans, entre l’année 1931 et 2001, la ville d’Hellocourt a vécu au rythme des chaussures Bata. À tel point qu’on la surnomma « Bataville ». Chaque jour, des milliers d’ouvriers se pressaient devant les grilles de l’usine, fiers de fabriquer des chaussures de qualité, vendues à bon prix, qui s’exportaient dans le monde entier. Les manifestations ont duré six mois pour empêcher que Bâta ne s'en aille. Rien n’y a fait : la Cité a dû fermer ses portes face à la concurrence asiatique, devenue inaccessible. Quand Thomas Bata, entrepreneur tchèque inspiré par le fordisme, a fondé Bataville sur le domaine d’Hellocourt, il a construit une utopie entrepreneuriale en Meurthe-et-Moselle : une ville-usine isolée et autosuffisante, composée d'un centre de production à la pointe du progrès, d'une cité ouvrière tout confort et de salariés dévoués pour la cause.

La fermeture de Bataville s’est inscrite dans le processus de désindustrialisation de la Lorraine que je déplore. Quatorze ans plus tard, le constat est amer. Hellocourt ne s’est pas relevée de la fermeture. Le village de Moussey, où se situe une partie du domaine d'Hellocourt, a perdu deux cents habitants, son voisin de Réchicourt-le-Château à peu près autant. Des maisons sont toujours inoccupées. Dans l'usine, des bâtiments entiers sont restés inchangés, déployant leurs lourdes silhouettes fantomatiques. Témoin d’une époque qui refuse toujours de s’effacer pour faire place à un nouveau projet, la grosse horloge de l’usine affiche toujours 13h42…

En proie à une baisse continuelle de son chiffre d’affaires, Bata a fermé soixante des deux-cent magasins qu’elle comptait en 2008. En dépit de ce plan social, les dettes ont continué à s’accumuler, culminant à 30 millions d'euro de perte d'exploitation entre 2010 et 2014, pour un chiffre d'affaires de 91 millions d'euros. En février 2015, peu après le dépôt de bilan, la société ABC Chaussures obtenait une licence d'exploitation de la marque, et la possibilité de vendre d'autres marques que Bata dans les magasins. Moins d'un an plus tard, ABC Chaussures était placée en redressement judiciaire. Finalement, le tribunal de de commerce de Nanterre décidait de la reprise de 47 des 72 magasins de Bata, et 206 des 355 salariés du groupe par un consortium de sept groupes (Courir, Etam…). L’enseigne Bata n’est plus !

Idem pour la marque André, à vendre. Un scénario proche de celui connu par Bata est présentement à l’étude. Les points de vente, appartenant au groupe Vivarte, pourraient être cédés sans reprise de la marque. De nombreuses suppressions de postes sont d’ailleurs à prévoir chez Vivarte qui emploie au total 16 000 personnes. Lundi, lors d’un comité de groupe, la direction a déclaré envisager deux nouveaux plans sociaux, chez Vivarte Services et à La Halle aux chaussures. Sur les 220 emplois de Vivarte Services, 36 feraient l’objet de transferts vers des filiales du groupe, 39 seraient externalisés et 27 seraient supprimés. 580 postes devraient être supprimés dans les boutiques de La Halle aux chaussures.

Quand les usines ferment, les magasins ferment. C’est une évidence. Nous perdons des emplois, de la croissance et du savoir-faire.

Avec près de 44 millions d’euros de subventions publiques (dont 16 millions au titre du CICE) en 2016 pour le groupe Vivarte, les suppressions de postes passent d’autant plus mal. L’argent public sert une fois de plus aux grands groupes pour supprimer des emplois et fermer des sites de production en France.

Seul un protectionnisme intelligent (à l’image des Etats-Unis ou du Japon) peut nous permettre de lutter contre la concurrence déloyale de nombreux pays et la réorientation des subventions publiques vers les PME, TPE et petits artisans, couplée à une simplification administrative, s’avère nécessaire afin de réduire le poids des charges et des contraintes qui pèsent sur ceux qui croient en leur métier et veulent produire et maintenir l’emploi local. Voilà les seules solutions viables pour relancer l’industrialisation de la France et renouer avec notre prospérité économique.


Le rêve industriel n’est pas mort, ravivons la flamme !


Dominique Bilde
Secrétaire Départementale du FN 54
Député Français au Parlement Européen
Conseillère Régionale

samedi 28 janvier 2017

Pour la Commission européenne, la culture, c’est comme la confiture.... !


Sous pression du Parlement européen, la Commission européenne a gracieusement accepté de faire de 2018 l’année européenne du patrimoine culturel. Actuellement négociée en trilogue, cette année est présentée par la Commission et le Commissaire à l’éducation, Tibor Navracsics en ces termes lyriques : « à l'heure où des chefs-d'œuvre culturels mondiaux sont en péril ou sont détruits délibérément dans les zones de conflit, [...] le patrimoine culturel mérite d'avoir son année européenne, en 2018. [...] Ce sera l'occasion de sensibiliser les citoyens à l'importance socioéconomique du patrimoine culturel et de promouvoir l'excellence européenne dans ce domaine»[1]. Des paroles, des paroles, des paroles.

Pas de budget définitif pour le moment mais le Parlement européen demande à ce que cet évènement ne soit pas financé à moins de 15 millions d’euros. À quoi servira cet argent ? À la reconstruction des biens culturels détruits, comme en Italie où plus de 200 édifices ont été affectés par les tremblements de terre d’août 2016, a demandé à la Commission une députée italienne ? Et bien non, a répondu la Commission, cette année européenne du patrimoine culturel servira essentiellement « à des actions de communication » (voir la question et la réponse de la Commission ici).

Pendant ce temps, le Parlement, seule institution européenne directement élue par les citoyens, se bat pour avoir le droit d’assister, en tant qu’observateur, aux réunions de travail qui vont décider de ces fameuses actions de communications. Dormez sur vos deux oreilles, braves gens, la Commission utilise votre argent à bon escient pour communiquer sur sa communication. Une des plus coûteuses opérations marketing de l’histoire pour sauver le « soldat Union européenne ».

Dominique Bilde

Député Français au Parlement Européen

Tractage et collage dans la 4ème et la 5ème circonscription

Ce Mercredi 25 Janvier et ce Vendredi 27 Janvier, les courageux patriotes ont été tracter et coller sur la 4ème et la 5ème circonscription malgré les températures polaires #Marine2017



mercredi 25 janvier 2017

Expulsions de clandestins : l’impéritie du pouvoir

Les expulsions de clandestins du territoire français ont diminué de 16,5 % en un an, selon les chiffres donnés par la Direction générale des étrangers en France. En 2016, 24.707 éloignements ont été recensés, contre 29.596 en 2015. Quant aux « retours forcés », correspondant au renvoi sec d’un étranger en situation illégale entre deux agents de la police aux frontières, ils n’ont été que 12.961 en 2016 alors qu’ils étaient 15.485 en 2015. Un laxisme proprement sidérant dans la période que nous connaissons.

Tous les chiffres sont en baisse : éloignements contraints, aidés ou « départs spontanés ». Pas de quoi affoler la Direction générale des étrangers en France, dont les représentants assurent que « ces évolutions ne traduisent pas un relâchement ». Adepte de la méthode Coué, la Direction générale des étrangers en France estime que le rétablissement des frontières (tout relatif) aurait permis de signifier environ 60.000 non-admissions sur le territoire français pour l’année 2016.
Primo, ces personnes « refoulées » n’ont peut-être pas renoncé à s’introduire dans l’Hexagone. Un préfet, cité anonymement par Le Figaro, déclarait que « ces chiffres de non-admission » montreraient surtout « l’énorme pression migratoire ».
Ce qui m’amène à mon deuxième point : les chiffres du nombre d’expulsés ou de « refoulés » sont dérisoires quand on les rapporte à l’immigration, légale et illégale, prise dans son ensemble, mais aussi aux « stocks » d’immigrés non assimilés !

Les contrôles supposément renforcés n’y changeront rien : les clandestins rentrent en nombre en France et continueront à le faire ! Pour l’éviter, il ne suffit pas de donner plus de moyens à la police aux frontières, ni même de rétablir mensongèrement les frontières. Les solutions sont ailleurs. Vous les connaissez toutes et tous. La vérité est que seul le Front national se propose de les mettre en œuvre : suppressions des pompes aspirantes (AME, préférence étrangère), sortie de la zone Schengen, vrais contrôles aux frontières, tolérance zéro pour les délinquants du droit d’asile que sont les clandestins qui se font trompeusement passer pour des réfugiés.
Ces méthodes ont été appliquées avec succès en Australie. Tous les clandestins sont immédiatement expulsés et l’immigration légale y est très strictement contrôlée. Qui pourrait, pourtant, nier que l’Australie reste une grande démocratie libérale ? Personne. Les socialistes nous laisseront un bilan calamiteux en matière d’immigration : 120.000 clandestins régularisés sur la base de la circulaire Valls de 2012, moins de 10 % des déboutés du droit d’asile reconduits à la frontière (!), l’abandon du placement des clandestins en centres de rétention administratif et la loi Cazeneuve qui a étendu le principe du regroupement familial et a complexifié les procédures d’expulsion.
Il faut tout changer. Sujet central de la prochaine élection présidentielle, l’immigration n’a jamais été correctement traitée par les partis qui se sont succédé au pouvoir, gauche et droite comprises. Si le docteur ne donne pas les bons médicaments et que vous continuez à être malade, continuez-vous à le consulter ? Marine Le Pen a le bon diagnostic et les bons remèdes.
Dominique Bilde
Deputé Français au Parlement Européen

Lien : http://www.bvoltaire.fr/dominique-bilde/expulsions-de-clandestins-limperitie-du-pouvoir,307298

lundi 23 janvier 2017

Apprentissage : cinq ans d’échec !

En campagne, le candidat François Hollande expliquait vouloir atteindre le chiffre de 500.000 apprentis dans les CFA à la fin de son quinquennat. Il avait aussi fait de l’alternance l’une de ses priorités. Résultat ? Un échec sur toute la ligne. En 2011, la France comptait 436.334 apprentis. En 2015, ils étaient 405.200. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les objectifs n’ont pas été atteints. Si l’on constate un très léger rebond en 2016, les 500.000 apprentis annoncés n’arriveront pas avant l’année 2020, pour les prédictions les plus optimistes.

Face au drame national du chômage en général, et de celui des accédants au marché du travail en particulier, les vertus de l’apprentissage, pour l’insertion des jeunes dans le monde du travail, ne font absolument aucun doute. Malheureusement, l’exécutif socialiste n’a pris que des mesurettes et des réformettes. Pourtant, l’effort financier engagé par l’État a été très important. Lors de la période comprise entre l’année 2004 et l’année 2010, l’effort national en faveur de l’apprentissage a augmenté de 56 %. Dans le même temps, le nombre d’apprentis n’augmentait que de 16 %.
Le rendement de la dépense supplémentaire a donc été très faible, ce qui amène logiquement à douter de l’efficacité globale du système, que n’a jamais remis en cause l’actuel gouvernement… Songez qu’un apprenti coûtait 18.700 euros par mois en 2012 contre 14.200 euros en 2004. Un phénomène qui ne se dément pas.

L’apprentissage est confronté à trois problématiques majeures. D’abord, si les Français déclarent plébisciter le développement de l’apprentissage, il est encore trop souvent considéré par les jeunes, et leurs familles, comme une « voie de garage ». Souffrant d’un déficit d’image, l’apprentissage, voie d’excellence, est pourtant perçu comme un échec. Autre difficulté, les apprentis ne trouvent pas toujours un emploi stable au terme de leur cycle. En 2014, le taux d’emploi des jeunes ayant suivi des études du niveau du CAP à celui du BTS, et sortant d’apprentissage, n’atteint plus que 62 %, contre 69 % en 2012. En outre, les emplois stables chez les anciens apprentis ont diminué. Seuls 55 % d’entre eux étaient en CDI sept mois après la fin de leur contrat d’apprentissage.
Enfin, les chefs d’entreprise sont parfois rétifs au système, freinés par la complexité du financement et des démarches administratives. Au total, 28,1 % des contrats d’apprentissage sont rompus par les employeurs ou par les apprentis. Dans 80 % des cas, la rupture du contrat entraîne un arrêt complet de l’apprentissage. Pis : ce sont les métiers les plus faiblement qualifiés qui connaissent les taux de rupture les plus élevés (48,9 % dans l’hôtellerie et la restauration)…
Chef d’entreprise, je crois que l’apprentissage peut être mieux pensé par les pouvoirs publics. Que faut-il faire ?
– instaurer la préférence nationale et refuser les mesures prévues par Erasmus+ dans le cadre de l’apprentissage ;
– évaluer les besoins des entreprises pour que les apprentis puissent vraiment trouver des débouchés ;
– créer un service public de la formation tout au long de l’existence ;
– élever le niveau de qualification des bacheliers professionnels ;
– instituer et généraliser les grandes écoles des métiers qui ennobliront la voie professionnelle, préalable nécessaire à l’amélioration de son image auprès des élèves et de leurs parents

Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen

mercredi 18 janvier 2017

Communiqué : A Messein, les oubliés de la mondialisation

La crise a provoqué la réapparition d’une misère sociale que l’on croyait définitivement oubliée, celle que décrivait Emile Zola dans ses romans. L’Est Républicain nous informait dernièrement des conditions terribles dans lesquelles les époux Galarme sont contraints de vivre : 10 m2, quatre murs en bois, un cabanon transformé en maison de fortune aux bords de l’étang de Messein. 

Le hasard les y a contraints. Il y a encore quelques mois, les époux Galarme vivaient dans un bel appartement d’une grosse propriété située sur l’avenue de la Garenne à Nancy. En échange des services de gardien-jardinier qu’il y rendait, Patrick Galarme y était logé gratuitement. Mais voilà, l’immeuble a été saisi aux enchères judiciaires. Patrick Galarme a alors perdu son travail et son logement. Déchirant.

En septembre dernier, Patrick trouvait un nouvel emploi. Mis à l’essai par une entreprise de nettoyage de Malzéville, il a finalement été déclaré inapte par le médecin du travail. Impuissant face aux évènements, il déclare plein de dignité : « Là, je devais porter un paquet de cintres d’une quinzaine de kilos de temps en temps. Je pouvais le faire. Le médecin a décidé du contraire. Il m’a rendu plus handicapé que je ne le suis ».

Prisonniers du RSA, vivant sans l’eau et sans l’électricité, dans une habitation ne répondant pas aux critères des logements décents, les époux Galarme sont des oubliés de la mondialisation heureuse, des réprouvés qui n’intéressent plus personne, et surtout pas les pouvoirs publics trop occupés avec les fameux « migrants ». Ces mêmes « migrants » qui ont été fastueusement logés à Sion, avant, pour certains, de s’évaporer à nouveau dans la nature…

L’hiver lorrain est glacial. Laisser les époux Galarme vivre dans des conditions aussi indignes relève de la non-assistance à personnes en danger. Je demande solennellement aux pouvoirs publics de ne plus laisser nos concitoyens abandonnés à la misère. La préférence nationale devrait s’appliquer en pareil cas. Trouvons des hébergements d’urgence aux Français d’abord plutôt qu’aux clandestins, expulsons les clandestins logés à Sion et mettons les époux Galarme dans ces locaux ! Ces gens ont-ils travaillé toute leur vie durant pour se retrouver ainsi ? Cela m’est intolérable.

Dominique Bilde
Secrétaire Départementale du FN54
Député Français au Parlement Européen

vendredi 13 janvier 2017

Impérialisme culturel de l’UE : plus on se justifie, plus on a l’air coupable !


Lors d’une réunion conjointe des commissions culture et affaires étrangères du Parlement européen cette semaine, les euro-gagas de l’RPS ont tombé le masque sur leur velléité expansionniste et totalitaire en matière de culture et d’éducation. Le président PPE de la commission affaires étrangères, Elmar Brok, a eu beau jeu d’affirmer qu’ils ne voulaient « certainement pas défendre une culture européenne pour qu’elle remplace les cultures nationales », ses justifications effarouchées n’ont pas tenu longtemps face à sa foi de charbonnier dans la religion libéralo-bruxelloise.

N’ayant honte de rien - et surtout pas des mensonges qu’il profère- il a ainsi déclaré que « l’Europe est un exemple à suivre parce qu’elle représente l’unité dans la diversité ; elle montre qu’il ne s’agit pas de plaider pour une solution unique ». Tous les pays, européens ou non, ayant à subir au quotidien les foudres de l’UE parce qu’ils ne suivent pas béatement le crédo des Commissaires, seront ravis de l’apprendre ! Lorsque l’on voit comment est traité le Royaume-Uni pour avoir l’audace de choisir un autre chemin que celui d’une Europe fédérale ; lorsqu’on assiste aux menaces faites par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à l’encontre des nations souhaitant décider souverainement de leur destin - la Pologne, la République Tchèque ou la Hongrie, aujourd’hui chahutées pour avoir pris leur propres décisions en matière d’immigration notamment - on se dit qu’Elmar Brok aurait mieux fait d’avouer : « l’UE représente la tyrannie de la solution unique ».

Mais que le président de la commission des affaires étrangères se rassure, il a été parfaitement soutenu dans son déni par la présidente de la commission culture, laquelle a expliqué sans rougir que le rôle de la diplomatie culturelle européenne était de diffuser les « valeurs de l’UE » dans le monde. La domination culturelle envers des pays ayant des cultures et des traditions différentes est en marche. Il ne reste plus qu’à marteler aux peuples qui tiennent encore à leur culture propre : « tout se vaut, donc rien ne vaut ».

Mme Dominique Bilde

Député Français au Parlement Européen

jeudi 12 janvier 2017

Ecrouves : Soutien aux surveillants pénitentiaires face au manque de moyens criant

Mardi 10 janvier, une trentaine de surveillants manifestaient devant la prison d’Ecrouves près de Toul contre une récente réforme qui maintient davantage les détenus en cellules toute la journée. En effet, depuis le début de la réforme, le nombre de places en "régime contrôlé" à Ecrouves est passé de 30 à 70, sur un total de 270.

Si de prime abord, on ne pourrait que se féliciter que les détenus ne puissent pas circuler à leur guise dans les prisons puisque cette dernière doit rester comme le lieu où ceux-ci doivent purger leur peine, les risques pour le personnel et le manque criant de moyens doivent nous interpeller.

En effet, les agents s’exposent à des risques d’agressions sans avoir les moyens d’y faire face. Les préconisations nationales demandent à ce que les agents travaillent en binôme (non isolés comme ici) s’ajoute à cela un manque d’effectifs de 13 agents sur le site obligeant chaque agent à faire plus de 300 heures supplémentaires par an.

Au niveau local comme au national, nous demandons à ce que les surveillants pénitentiaires soient écoutés et associés aux décisions.

Plus généralement, chaque année déjà 100 000 peines de prison ne sont pas effectuées et le plan de Jean-Jacques Urvoas annonçant la construction de 10 000 à 16 000 nouvelles cellules d’ici au 1er janvier 2025 apparaît largement insuffisant. Il faut aussi traiter la surpopulation carcérale à l’image de ce que fait la Suisse avec des accords bilatéraux pour que les étrangers condamnés purgent leur peine dans leur pays d’origine.

Enfin, il est désormais urgent de mettre en œuvre un véritable plan carcéral avec la création de 40 000 nouvelles places de prison à minima et l’augmentation des moyens dédiés à la justice et à nos forces de l’ordre. Il s’agit d’appliquer la tolérance zéro et en finir avec l’impunité et le laxisme institutionnalisés par les gouvernements de gauche comme de droite et permettre ainsi plus de sécurité pour les agents et des conditions de détentions décentes.

Mme Dominique Bilde
Secrétaire Départementale du FN54
Député Français au Parlement Européen

mercredi 11 janvier 2017

Maintenir la paix dans les Balkans : une mission historique

Dominique Bilde, de retour de Republika Srpska où elle était invité pour fêter les 25 ans de la création de la République Serbe de Bosnie.

Rencontre à Banja-Luka avec le prince héritier de Yougoslavie, Aleksandar Karadjordjevic

 Rencontre du Président de la République Serbe, Tomislav Nikolic


En tant que membre de la Délégation pour les relations avec la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo au Parlement européen, je suis concernée par la situation dans les pays des Balkans. Région sensible de notre continent, les Balkans sont sortis d’une longue période de guerre dramatique mais la paix n’y est pas encore définitivement garantie. À ce titre, la Bosnie-Herzégovine est particulièrement sensible.
Le rôle des responsables politiques européens est, bien entendu, de tout faire pour éviter que cette région ne s’embrase à nouveau. Nous le devons à la jeunesse des Balkans comme à notre jeunesse. Plus jamais de guerres fratricides en Europe, tel est mon credo. Pourtant, les tensions persistent, notamment en Bosnie-Herzégovine, laissant planer le spectre d’un nouveau conflit.
L’Union européenne et les États-Unis ont longtemps mal agi en ex-Yougoslavie, nous le savons. Pour cette raison, je crois que la France se doit de jouer un rôle modérateur essentiel. Les accords de Dayton, signés le 14 décembre 1995, ont permis de mettre un terme aux conflits interethniques en Bosnie-Herzégovine. Prévoyant la partition du pays en deux entités autonomes, Fédération de Bosnie-Herzégovine (croato-musulmane) et République serbe de Bosnie, les accords garantissent le respect des identités particulières des populations locales.
La Bosnie-Herzégovine n’est pas divisée par un mur, contrairement à d’autres pays qui occupent moins l’actualité – à l’image de Chypre ou de l’Irlande du Nord.
C’est un petit miracle. Si le pays a pu avancer ainsi, c’est d’abord parce que les accords de Dayton ont accordé une véritable autonomie à la République serbe de Bosnie.
Aujourd’hui, cette autonomie est remise en question par les velléités de l’Union européenne, qui conditionne l’entrée de la Bosnie-Herzégovine à l’unification totale du pays. Les Serbes ne le veulent pas. Soyons réalistes et comprenons que la République serbe de Bosnie doit jouir de droits spécifiques.
En outre, la paix est fragilisée par la montée de l’islamisme dans la partie croato-musulmane. Les mosquées neuves poussent comme des champignons, financées par des États extra-européens qui espèrent qu’un État confessionnel musulman émergera à l’avenir en Bosnie-Herzégovine. Turquie, Qatar et Arabie saoudite comptent réislamiser la Bosnie. Des camps djihadistes existent en Fédération de Bosnie-Herzégovine, renforcés par les combattants revenus des zones de combat djihadistes au Moyen-Orient. On les nomme « djihadistes blancs ».
L’Union européenne ne saurait fermer les yeux sur cet immense danger. A fortiori quand la Bosnie-Herzégovine est devenue une plaque tournante du trafic d’armes et d’êtres humains en Europe. Protéger la paix ne veut pas dire fermer les yeux. Je défends l’idée d’une France moteur politique en Europe, force d’équilibre.

mercredi 4 janvier 2017

2017 : une année cruciale

J’aimerais contenter de vous donner mes vœux de bonheur pour l’année à venir mais je ne peux me résoudre à vous livrer un pronostic optimiste. Notre pays est plus que jamais en grave danger. Le dernier discours de François Hollande achèvera de vous convaincre du fait que nos dirigeants sont aveuglés ou lâches. Evoquant à cinq reprises les attaques terroristes qui ont ensanglanté la France et l’Allemagne en 2016, le futur-ex président de la République n’a pourtant jamais prononcé le mot « islamisme », comme effrayé à l’idée de désigner l’ennemi par son nom.

Au Front National, nous ne nous voilons pas la face. Notre éthique tient en un mot : vérité. Car oui, les responsables politiques doivent la vérité aux Français. Si nous sommes malheureusement habitués aux mensonges de la caste politico-médiatique, qui en a besoin pour se maintenir aux affaires, il faudrait y mettre un terme au plus vite, sans quoi nous sombrerions comme d’autres civilisations l’ont fait avant nous. Aux prochaines élections présidentielles, nous jouerons notre survie en tant que peuple formant une nation. Notre credo tient en deux notions : la souveraineté et l’identité. La souveraineté pour être libres. L’identité pour être nous-mêmes.

Cela pourra paraître un peu abstrait aux yeux de certains. Je le comprends tout à fait. En effet, que valent des mots quand certains d’entre nous ne savent même plus s’ils pourront nourrir leurs enfants en fin de mois ? Pourtant, retrouver une France historique, incarnée par des institutions nationales indépendantes, est un préalable obligatoire pour relancer la machine. Sans nos instruments politiques, nous ne pourrons pas remettre le pays en ordre et retrouver une économie digne de notre rang.

Vous savez de quoi la France a besoin : une économie qui permette aux entrepreneurs de créer des emplois durables et bien payés, une police qui assure aux Français la possibilité de vivre en sécurité, des frontières pour endiguer la submersion migratoire, une école qui transmette des savoirs et façonne de futurs citoyens productifs, une agriculture qui soit un trait d’union entre nos terroirs, une fiscalité plus juste et moins étouffante, des institutions publiques bien gérées et la victoire totale sur les islamistes partout où qu’ils soient.

Cela ne se fera pas avec ceux qui ont tout raté hier et qui continuent à nous mentir. Nouveau ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux a eu l’outrecuidance de se féliciter du bilan sécuritaire nuit de la Saint-Sylvestre, laquelle se serait déroulée sans « incident majeur ». Pourtant, au moins 141 voitures supplémentaires ont été brûlées par rapport à l’année dernière… Songez que le ministre chargé de la protection des biens et des personnes se réjouit quand « seules » 941 voitures sont détruites un soir de fête. Craignaient-ils une nuit de violence, de luttes insurrectionnelles ? Ils le savent, leur fiction ne tiendra pas longtemps. Nous serons là quand les évènements arriveront. Nous serons là pour vous défendre. Le plus tôt sera le mieux ! Rendez-vous en mai avec Marine !

Mme Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen


mardi 3 janvier 2017

Explosion de l’insécurité en Meurthe-et-Moselle !


Jadis paisible petit coin de France, la Meurthe-et-Moselle devient une terre où les criminels sévissent en toute impunité. Nancy, capitale du duché de Lorraine, est maintenant mieux connue pour ses racailles… Lundi 26 décembre, un véhicule de police patrouillant dans le quartier du Haut-du-Lièvre, gangréné depuis longtemps, a été touché par une balle d’arme à feu. Des faits que l’on croyait autrefois réservés aux Etats-Unis, au Brésil ou, à l’extrême rigueur, à la banlieue parisienne !

Si la balle avait pénétré dans l’habitacle, un des policiers aurait pu trouver la mort au cours d’une simple ronde. Comment interpréter ce geste ? Etait-ce un avertissement lancé par les nombreux dealers qui peuplent cette zone où la France n’a plus vraiment sa place ? Un test sur cible mouvante d’un islamiste radical prêt à passer à l’action dans les jours prochains ? Rien n’est à exclure.

Au Front National, nous voulons désarmer les « cités » et fouiller les caves qui servent à cacher la drogue et les objets volés. À l’heure où les honnêtes gens peuvent à peine conserver un fusil de chasse à leur domicile, les pires dangers de la société possèdent tous au moins une arme de poing, parfois des armes automatiques destinées aux théâtres de guerre telles les fameuses kalachnikovs qui arrivent en France depuis les Balkans, plaque-tournante du trafic d’armes en Europe.

En sus de cette tentative d’assassinat de policiers, les racailles ont sévi partout dans le département pour fêter Noël à leur manière. À Custines, ils ont braqué le bureau de tabac. À Villers-Lès-Nancy, ils ont tabassé un chauffeur de VTC qu’ils ont fini par abandonner nu en forêt. À Dombasle-sur-Meurthe, ils ont vandalisé les illuminations… J’en passe ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire : le bon choix comme le dit Marine Le Pen ! Avec nous, les racailles seront en prison. Avec les autres, elles seront à vos portes.

Mme Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen

Baisse du chômage ou enfumage gouvernemental à l’approche des présidentielles ?

Si l’on en croit les communicants de l’Elysée, le chômage serait en baisse. Des chiffres à relativiser comme souvent avec les socialistes, prompts à se glorifier d’exploits minuscules ou mensongers. L’économiste Marc Touati estime que la baisse actuelle, sur laquelle nous reviendrons en détail, reste largement liée au plan de formation de 500.000 chômeurs lancé par François Hollande. À l’issue de leur formation, ces gens pourraient grossir à nouveau les rangs de Pôle Emploi… Ce plan a été prolongé de 6 mois par le nouveau premier ministre, Bernard Cazeneuve, alors qu’il était initialement prévu qu’il s’arrête au 31 décembre 2016. Un proche de la ministre du Travail déclarait anonymement au Parisien, dans un sursaut de lucidité : « On ne nie pas qu'il y ait un enjeu électoral. »

Le gouvernement semble ne s’intéresser qu’aux demandeurs d’emploi en catégorie A. Selon la définition donnée par Pôle emploi, la catégorie A comprend les « demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ». Les autres catégories de demandeurs d’emplois sont moins commentées mais le mériteraient pourtant. La catégorie B concerne les « demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte » (c’est-à-dire de 78 heures ou moins au cours du mois), et la catégorie C concerne les « demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue » (c’est-à-dire de plus de 78 heures au cours du mois). Les deux autres catégories, D et E, concernent des demandeurs d’emploi qui ne sont pas tenus de faire des actes positifs, soit en raison de maladies ou de formations, soit parce qu’ils bénéficient d’un contrat aidé.

Comme nous l’avons expliqué plus haut, la très légère baisse du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A est due à l’explosion du nombre de chômeurs en formation, regroupés dans la catégorie D. Le gouvernement a créé une baisse artificielle du chômage en dépensant des milliards d’euros d’argent public, dans des initiatives court-termistes qui ne créent pas des emplois durables en CDI. En août 2016, le Canard Enchaîné révélait que Pôle Emploi était « de moins en moins regardant sur l’utilité et la qualité des formations dispensées » en raison d’« un quota de placements en stage à atteindre ». Dans la catégorie D sont compris les gens en « contrat de sécurisation professionnelle ». Qui sont-ils ? Des personnes licenciées économiques qui se sont vues offrir une formation obligatoire par leur ancien employeur…

Précisons d’ailleurs que le nombre total de personnes inscrites à Pôle Emploi a augmenté de 0,3 % en novembre. À rebours du reste de l’Union, la France ne cesse de dégringoler dans les classements relatifs au nombre de chômeurs. Ce quinquennat, comme le précédent, a été la période historique consacrant la plus forte hausse du chômage : plus de 600.000 demandeurs d’emploi en catégorie A depuis 2012, plus d’un million toutes catégories confondues… La flambée des inscrits en catégorie C et D, peu commentée, montre que notre société ne cesse de se précariser.

En tentant de faire croire aux Français, juste avant la campagne électorale, à une diminution du nombre de demandeurs d’emploi qui signifierait que la politique menée est la bonne, le gouvernement fait preuve d’une certaine malhonnêteté. Avec une monnaie unique trop chère et inadaptée à nos besoins, une fiscalité excessive sur les TPE et PME et des contraintes légales à l’embauche, la crise ne sera pas résorbée. Conséquemment, toute relance macroéconomique ne sera qu’hypothétique, faisant du chômage de masse une donnée persistante dans les années à venir.

Mme Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen