mercredi 18 janvier 2017

Communiqué : A Messein, les oubliés de la mondialisation

La crise a provoqué la réapparition d’une misère sociale que l’on croyait définitivement oubliée, celle que décrivait Emile Zola dans ses romans. L’Est Républicain nous informait dernièrement des conditions terribles dans lesquelles les époux Galarme sont contraints de vivre : 10 m2, quatre murs en bois, un cabanon transformé en maison de fortune aux bords de l’étang de Messein. 

Le hasard les y a contraints. Il y a encore quelques mois, les époux Galarme vivaient dans un bel appartement d’une grosse propriété située sur l’avenue de la Garenne à Nancy. En échange des services de gardien-jardinier qu’il y rendait, Patrick Galarme y était logé gratuitement. Mais voilà, l’immeuble a été saisi aux enchères judiciaires. Patrick Galarme a alors perdu son travail et son logement. Déchirant.

En septembre dernier, Patrick trouvait un nouvel emploi. Mis à l’essai par une entreprise de nettoyage de Malzéville, il a finalement été déclaré inapte par le médecin du travail. Impuissant face aux évènements, il déclare plein de dignité : « Là, je devais porter un paquet de cintres d’une quinzaine de kilos de temps en temps. Je pouvais le faire. Le médecin a décidé du contraire. Il m’a rendu plus handicapé que je ne le suis ».

Prisonniers du RSA, vivant sans l’eau et sans l’électricité, dans une habitation ne répondant pas aux critères des logements décents, les époux Galarme sont des oubliés de la mondialisation heureuse, des réprouvés qui n’intéressent plus personne, et surtout pas les pouvoirs publics trop occupés avec les fameux « migrants ». Ces mêmes « migrants » qui ont été fastueusement logés à Sion, avant, pour certains, de s’évaporer à nouveau dans la nature…

L’hiver lorrain est glacial. Laisser les époux Galarme vivre dans des conditions aussi indignes relève de la non-assistance à personnes en danger. Je demande solennellement aux pouvoirs publics de ne plus laisser nos concitoyens abandonnés à la misère. La préférence nationale devrait s’appliquer en pareil cas. Trouvons des hébergements d’urgence aux Français d’abord plutôt qu’aux clandestins, expulsons les clandestins logés à Sion et mettons les époux Galarme dans ces locaux ! Ces gens ont-ils travaillé toute leur vie durant pour se retrouver ainsi ? Cela m’est intolérable.

Dominique Bilde
Secrétaire Départementale du FN54
Député Français au Parlement Européen

vendredi 13 janvier 2017

Impérialisme culturel de l’UE : plus on se justifie, plus on a l’air coupable !


Lors d’une réunion conjointe des commissions culture et affaires étrangères du Parlement européen cette semaine, les euro-gagas de l’RPS ont tombé le masque sur leur velléité expansionniste et totalitaire en matière de culture et d’éducation. Le président PPE de la commission affaires étrangères, Elmar Brok, a eu beau jeu d’affirmer qu’ils ne voulaient « certainement pas défendre une culture européenne pour qu’elle remplace les cultures nationales », ses justifications effarouchées n’ont pas tenu longtemps face à sa foi de charbonnier dans la religion libéralo-bruxelloise.

N’ayant honte de rien - et surtout pas des mensonges qu’il profère- il a ainsi déclaré que « l’Europe est un exemple à suivre parce qu’elle représente l’unité dans la diversité ; elle montre qu’il ne s’agit pas de plaider pour une solution unique ». Tous les pays, européens ou non, ayant à subir au quotidien les foudres de l’UE parce qu’ils ne suivent pas béatement le crédo des Commissaires, seront ravis de l’apprendre ! Lorsque l’on voit comment est traité le Royaume-Uni pour avoir l’audace de choisir un autre chemin que celui d’une Europe fédérale ; lorsqu’on assiste aux menaces faites par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à l’encontre des nations souhaitant décider souverainement de leur destin - la Pologne, la République Tchèque ou la Hongrie, aujourd’hui chahutées pour avoir pris leur propres décisions en matière d’immigration notamment - on se dit qu’Elmar Brok aurait mieux fait d’avouer : « l’UE représente la tyrannie de la solution unique ».

Mais que le président de la commission des affaires étrangères se rassure, il a été parfaitement soutenu dans son déni par la présidente de la commission culture, laquelle a expliqué sans rougir que le rôle de la diplomatie culturelle européenne était de diffuser les « valeurs de l’UE » dans le monde. La domination culturelle envers des pays ayant des cultures et des traditions différentes est en marche. Il ne reste plus qu’à marteler aux peuples qui tiennent encore à leur culture propre : « tout se vaut, donc rien ne vaut ».

Mme Dominique Bilde

Député Français au Parlement Européen

jeudi 12 janvier 2017

Ecrouves : Soutien aux surveillants pénitentiaires face au manque de moyens criant

Mardi 10 janvier, une trentaine de surveillants manifestaient devant la prison d’Ecrouves près de Toul contre une récente réforme qui maintient davantage les détenus en cellules toute la journée. En effet, depuis le début de la réforme, le nombre de places en "régime contrôlé" à Ecrouves est passé de 30 à 70, sur un total de 270.

Si de prime abord, on ne pourrait que se féliciter que les détenus ne puissent pas circuler à leur guise dans les prisons puisque cette dernière doit rester comme le lieu où ceux-ci doivent purger leur peine, les risques pour le personnel et le manque criant de moyens doivent nous interpeller.

En effet, les agents s’exposent à des risques d’agressions sans avoir les moyens d’y faire face. Les préconisations nationales demandent à ce que les agents travaillent en binôme (non isolés comme ici) s’ajoute à cela un manque d’effectifs de 13 agents sur le site obligeant chaque agent à faire plus de 300 heures supplémentaires par an.

Au niveau local comme au national, nous demandons à ce que les surveillants pénitentiaires soient écoutés et associés aux décisions.

Plus généralement, chaque année déjà 100 000 peines de prison ne sont pas effectuées et le plan de Jean-Jacques Urvoas annonçant la construction de 10 000 à 16 000 nouvelles cellules d’ici au 1er janvier 2025 apparaît largement insuffisant. Il faut aussi traiter la surpopulation carcérale à l’image de ce que fait la Suisse avec des accords bilatéraux pour que les étrangers condamnés purgent leur peine dans leur pays d’origine.

Enfin, il est désormais urgent de mettre en œuvre un véritable plan carcéral avec la création de 40 000 nouvelles places de prison à minima et l’augmentation des moyens dédiés à la justice et à nos forces de l’ordre. Il s’agit d’appliquer la tolérance zéro et en finir avec l’impunité et le laxisme institutionnalisés par les gouvernements de gauche comme de droite et permettre ainsi plus de sécurité pour les agents et des conditions de détentions décentes.

Mme Dominique Bilde
Secrétaire Départementale du FN54
Député Français au Parlement Européen

mercredi 11 janvier 2017

Maintenir la paix dans les Balkans : une mission historique

Dominique Bilde, de retour de Republika Srpska où elle était invité pour fêter les 25 ans de la création de la République Serbe de Bosnie.

Rencontre à Banja-Luka avec le prince héritier de Yougoslavie, Aleksandar Karadjordjevic

 Rencontre du Président de la République Serbe, Tomislav Nikolic


En tant que membre de la Délégation pour les relations avec la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo au Parlement européen, je suis concernée par la situation dans les pays des Balkans. Région sensible de notre continent, les Balkans sont sortis d’une longue période de guerre dramatique mais la paix n’y est pas encore définitivement garantie. À ce titre, la Bosnie-Herzégovine est particulièrement sensible.
Le rôle des responsables politiques européens est, bien entendu, de tout faire pour éviter que cette région ne s’embrase à nouveau. Nous le devons à la jeunesse des Balkans comme à notre jeunesse. Plus jamais de guerres fratricides en Europe, tel est mon credo. Pourtant, les tensions persistent, notamment en Bosnie-Herzégovine, laissant planer le spectre d’un nouveau conflit.
L’Union européenne et les États-Unis ont longtemps mal agi en ex-Yougoslavie, nous le savons. Pour cette raison, je crois que la France se doit de jouer un rôle modérateur essentiel. Les accords de Dayton, signés le 14 décembre 1995, ont permis de mettre un terme aux conflits interethniques en Bosnie-Herzégovine. Prévoyant la partition du pays en deux entités autonomes, Fédération de Bosnie-Herzégovine (croato-musulmane) et République serbe de Bosnie, les accords garantissent le respect des identités particulières des populations locales.
La Bosnie-Herzégovine n’est pas divisée par un mur, contrairement à d’autres pays qui occupent moins l’actualité – à l’image de Chypre ou de l’Irlande du Nord.
C’est un petit miracle. Si le pays a pu avancer ainsi, c’est d’abord parce que les accords de Dayton ont accordé une véritable autonomie à la République serbe de Bosnie.
Aujourd’hui, cette autonomie est remise en question par les velléités de l’Union européenne, qui conditionne l’entrée de la Bosnie-Herzégovine à l’unification totale du pays. Les Serbes ne le veulent pas. Soyons réalistes et comprenons que la République serbe de Bosnie doit jouir de droits spécifiques.
En outre, la paix est fragilisée par la montée de l’islamisme dans la partie croato-musulmane. Les mosquées neuves poussent comme des champignons, financées par des États extra-européens qui espèrent qu’un État confessionnel musulman émergera à l’avenir en Bosnie-Herzégovine. Turquie, Qatar et Arabie saoudite comptent réislamiser la Bosnie. Des camps djihadistes existent en Fédération de Bosnie-Herzégovine, renforcés par les combattants revenus des zones de combat djihadistes au Moyen-Orient. On les nomme « djihadistes blancs ».
L’Union européenne ne saurait fermer les yeux sur cet immense danger. A fortiori quand la Bosnie-Herzégovine est devenue une plaque tournante du trafic d’armes et d’êtres humains en Europe. Protéger la paix ne veut pas dire fermer les yeux. Je défends l’idée d’une France moteur politique en Europe, force d’équilibre.

mercredi 4 janvier 2017

2017 : une année cruciale

J’aimerais contenter de vous donner mes vœux de bonheur pour l’année à venir mais je ne peux me résoudre à vous livrer un pronostic optimiste. Notre pays est plus que jamais en grave danger. Le dernier discours de François Hollande achèvera de vous convaincre du fait que nos dirigeants sont aveuglés ou lâches. Evoquant à cinq reprises les attaques terroristes qui ont ensanglanté la France et l’Allemagne en 2016, le futur-ex président de la République n’a pourtant jamais prononcé le mot « islamisme », comme effrayé à l’idée de désigner l’ennemi par son nom.

Au Front National, nous ne nous voilons pas la face. Notre éthique tient en un mot : vérité. Car oui, les responsables politiques doivent la vérité aux Français. Si nous sommes malheureusement habitués aux mensonges de la caste politico-médiatique, qui en a besoin pour se maintenir aux affaires, il faudrait y mettre un terme au plus vite, sans quoi nous sombrerions comme d’autres civilisations l’ont fait avant nous. Aux prochaines élections présidentielles, nous jouerons notre survie en tant que peuple formant une nation. Notre credo tient en deux notions : la souveraineté et l’identité. La souveraineté pour être libres. L’identité pour être nous-mêmes.

Cela pourra paraître un peu abstrait aux yeux de certains. Je le comprends tout à fait. En effet, que valent des mots quand certains d’entre nous ne savent même plus s’ils pourront nourrir leurs enfants en fin de mois ? Pourtant, retrouver une France historique, incarnée par des institutions nationales indépendantes, est un préalable obligatoire pour relancer la machine. Sans nos instruments politiques, nous ne pourrons pas remettre le pays en ordre et retrouver une économie digne de notre rang.

Vous savez de quoi la France a besoin : une économie qui permette aux entrepreneurs de créer des emplois durables et bien payés, une police qui assure aux Français la possibilité de vivre en sécurité, des frontières pour endiguer la submersion migratoire, une école qui transmette des savoirs et façonne de futurs citoyens productifs, une agriculture qui soit un trait d’union entre nos terroirs, une fiscalité plus juste et moins étouffante, des institutions publiques bien gérées et la victoire totale sur les islamistes partout où qu’ils soient.

Cela ne se fera pas avec ceux qui ont tout raté hier et qui continuent à nous mentir. Nouveau ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux a eu l’outrecuidance de se féliciter du bilan sécuritaire nuit de la Saint-Sylvestre, laquelle se serait déroulée sans « incident majeur ». Pourtant, au moins 141 voitures supplémentaires ont été brûlées par rapport à l’année dernière… Songez que le ministre chargé de la protection des biens et des personnes se réjouit quand « seules » 941 voitures sont détruites un soir de fête. Craignaient-ils une nuit de violence, de luttes insurrectionnelles ? Ils le savent, leur fiction ne tiendra pas longtemps. Nous serons là quand les évènements arriveront. Nous serons là pour vous défendre. Le plus tôt sera le mieux ! Rendez-vous en mai avec Marine !

Mme Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen