lundi 28 novembre 2016

Tractage et Collage sur les 1ere et 2ème circonscriptions

Ce Vendredi 25 Novembre, des équipes de frontistes sont allés tracter et coller sur les 1ère et 2ème circonscription du département. Ainsi, des tracts pour Marine ont été distribués mais aussi le journal parlementaire de la députée Dominique Bilde.

Page de garde du journal parlementaire :




Actions militantes :




vendredi 25 novembre 2016

Bâtiment : halte à l’enfumage de la « droite » !

On sait bien que les promesses n’engagent que ceux qui y croient… À chaque élection présidentielle, la « droite » rivalise de propositions « novatrices » pour relancer le bâtiment. François Fillon a donné ses solutions en la matière, oubliant malheureusement l’essentiel. Comment redonner vie à ce secteur crucial, véritable baromètre d’une économie dynamique ?

Depuis plus de dix ans, date du passage en force du traité de Lisbonne par Nicolas Sarkozy et ses sbires, qui ont contourné le vote populaire par un tour de passe-passe dont ils ont le secret, le bâtiment, gros employeur de main-d’œuvre, subit une double peine qui l’empêche de rebondir.

D’abord, la libre concurrence entre les pays membres de l’Union européenne. Les marchés publics français sont saturés par les entreprises venues de pays européens dans lesquels le coût de la main-d’œuvre est bien moins élevé qu’en France (Portugal, Espagne, Italie). Les entreprises françaises qui veulent embaucher des ouvriers français sont donc tout à fait défavorisées.

Ensuite , le prix des matériaux. Plus aucun industriel ne fait fabriquer ses produits en France. En outre, les industriels sont en mesure de dicter leurs conditions aux entrepreneurs du bâtiment.

Elles sont, chaque année, plus dures. En conséquence, les professionnels du secteur se voient dans l’obligation de faire des offres de prix à des marges indues qui ne leur permettent pas de survivre dans un contexte de crise généralisée fait pour durer…

Si les responsables politiques ne reprennent pas la main en luttant farouchement contre la concurrence intra-européenne déloyale et débridée, le réseau de TPE et PME du bâtiment français finira par sombrer et, avec lui, des centaines de milliers d’emplois. Seules les entreprises qui n’embaucheront plus d’ouvriers français pourront s’en sortir. Les entreprises françaises doivent-elles aller chercher des bras à Varsovie, Lisbonne ou Séville pour réaliser des bénéfices ?

Dans le programme de François Fillon, futur adversaire de Marine Le Pen aux élections présidentielles, nulle trace d’une quelconque volonté de réduire ces distorsions fortement préjudiciables à notre économie. Si nous ne nous décidons pas à regagner notre souveraineté nationale et à protéger l’économie productive, la croissance ne repartira jamais.

Il est temps de revenir à un modèle qui soit centré sur l’industrie et la construction. Bref, une économie durable dans le temps, une économie du bâti au propre comme au figuré. En tant qu’ancienne chef d’entreprise et épouse de chef d’entreprise, j’ai l’expérience du terrain. Monsieur Fillon n’a jamais connu le monde du travail. Saurait-il rédiger une fiche de paye ? Il y a des mois où les petits patrons ne se versent plus de salaire pour que leurs employés soient encore rémunérés. C’est cela, la réalité de la France d’en bas, loin des manoirs de la Sarthe…

Mme Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen

Lien : http://www.bvoltaire.fr/dominique-bilde/batiment-halte-a-lenfumage-de-la-droite,295437

Quand la région Grand Est encourage les travailleurs français à s’expatrier…


Soutenu financièrement par la région Grand Est et la Commission européenne, le CRD EURES Frontaliers Lorraine s’est donné pour mission d’informer les salariés, les demandeurs d’emploi et les entreprises sur les législations et les conditions de vie en Allemagne, en Belgique et au Luxembourg (ce que nos élites eurobéates appellent la « Grande Région »).
Incapable de stimuler notre économie de manière à ce que les Français n’aient pas besoin de s’expatrier chez nos voisins pour trouver du travail, notre classe politique semble donc décidée à encourager l’émigration des forces vives de la nation. Dans le même temps, des centaines de milliers d’immigrés extra-européens pénètrent chaque année sur notre sol, légalement ou illégalement, le plus souvent pour profiter des généreuses aides sociales que leur versera aveuglément Dame République. Une perversion inouïe financée par les contribuables, vaches à lait d’un système en bout de course.
Les travailleurs transfrontaliers ne sont pas à blâmer. Au contraire, ils ont raison de partir chercher du travail là où il en reste encore et là où il est toujours correctement rémunéré. En Grand Est, 160.000 personnes passent quotidiennement la frontière pour se rendre au travail, soit 44 % des travailleurs transfrontaliers hexagonaux.Une majorité d’entre eux travaillent au Luxembourg et en Allemagne, la Belgique étant moins attractive.
Pourtant, la vie des travailleurs transfrontaliers, si elle n’est pas dépourvue d’avantages, notamment financiers, n’est pas toujours de tout repos. Il faut parfois plusieurs heures dans les bouchons, ou à attendre des trains qui n’arrivent jamais, pour aller de Thionville à Luxembourg… Ces difficultés de circulation éreintent des travailleurs français qui préféreraient très certainement trouver un emploi correct en France…
Le problème des travailleurs transfrontaliers est à distinguer de celui posé par les travailleurs émigrés, mais les causes sont souvent les mêmes. Songez que deux millions de Français vivent et travaillent à l’étranger, parmi lesquels des scientifiques, des commerciaux mais aussi des travailleurs des métiers de bouche. Selon une étude de la Fondation pour l’innovation politique, 40 % des meilleurs chercheurs français en économie vivraient actuellement outre-Atlantique.
La France n’est plus en capacité de retenir ses jeunes diplômés, lesquels sont souvent tentés par une aventure hors des frontières nationales, seule solution qui puisse leur permettre de trouver enfin un emploi à la hauteur de leurs qualifications et une rémunération dont ils pourraient à peine rêver ici… Je ne crois donc pas que le rôle de la région Grand Est soit d’encourager le travail transfrontalier et, pire, l’émigration. Tout au contraire, nos élus régionaux doivent trouver des réponses d’avenir pour retenir les jeunes Français. Quelques pistes existent : arrêter d’étouffer d’impôts les entrepreneurs et les salariés, relancer la confiance, réindustrialiser la région et, bien sûr, arrêter l’immigration massive.
Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen
Conseillère Régionale
Lien : http://www.bvoltaire.fr/dominique-bilde/quand-la-region-grand-est-encourage-les-travailleurs-francais-a-sexpatrier,295289

mardi 22 novembre 2016

Une bédé sur Strasbourg à l’étrange contenu…


Tous les députés français au Parlement européen ont reçu une bande-dessinée appelée « Strasbourg – Clé de l’Europe ». De bonne facture, l’ouvrage présente une histoire enlevée, servie par de beaux dessins dans le style franco-belge moderne. Malheureusement, quelques notes d’humour dénotent un peu, laissant entrevoir une énième opération de propagande …
 
Dans le chapitre consacré au camp romain d’Argentoratum, on peut lire ceci : « Argentoratum gagne considérablement en importance militaire, administrative et économique, au point de devenir une charnière importante de la frontière de l’empire romain et l’agglomération la plus importante du Rhin supérieur qui attire une population de plus en plus cosmopolite ».
 
Le tout illustré par des dessins représentant divers personnages très clichés : Yugurtha, vendeur de yaourt et de kebabs ; Arash, le marchand de tapis ; Goldstein, le banquier ; Mamma Mia, le pizzaiolo ou encore Momo et ses tajines… Strasbourg était vraiment très cosmopolite ! Certes, ces anachronismes sont là pour apporter une touche d’humour, mais le niveau actuel d’enseignement de l’histoire ne devrait pas autoriser à ces excès, difficilement interprétables par les jeunes esprits qui pourraient imaginer que la France, et Strasbourg, furent de toute éternité des terres d’immigration.
 
Mme Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen

lundi 21 novembre 2016

Plénière du Conseil régional : Questions au Préfet de Région - 18/11/16


Dominique Bilde sur l'état des lieux des paiements des fonds européens




Grégoire Eury sur les travailleurs détachés



Florian Philippot sur l'organisation des services en Région



Bruno Subtil sur l'accueil des migrants

samedi 19 novembre 2016

Intervention de Dominique Bilde au Conseil Régional : Economie sociale et solidaire


Séance Plénière
Intervention Dominique Bilde – Nouveaux dispositifs – Développement économique


Merci,
Monsieur le Président, Chers collègues,

Comme nous le pensions, la fusion des Régions a entrainé une grande confusion. Difficile d’harmoniser les politiques et les dispositifs régionaux alors  que plusieurs candidats à la présidentielle comme Marine Le Pen ou mieux encore, votre candidat à la primaire, Nicolas Sarkozy, veulent revenir sur la fusion après l’élection présidentielle de 2017.

Après un an de gouvernance régionale, votre majorité ne peut toujours pas nous communiquer le bilan des actions régionales en matière de développement économique et notamment en ce qui concerne l’économie sociale et solidaire. J’avais demandé lors d’une précédente commission technique le bilan des bienfaits de l’ESS et SCOP sur l’emploi local. On m’avait alors indiqué que tout était dans les documents présentés or, après constatation, je n’ai rien trouvé sur le nombre exacts d’emplois créés (sans effets d’aubaines), d’emplois maintenus ou disparus ensuite. Rien sur la pérennité des entreprises de l’ESS non plus, alors même que, souvent, ces entreprises font une concurrence déloyale aux TPE et PME accablées de charges et qui ne bénéficient pas de ces emplois solidaires ultra-subventionnés.

Beaucoup d’incantations malheureusement dans vos mesures comme dirait le poète allemand Stefan Georges  « Songeons à ces formules, à ces incantations dépourvues de sens mais douées d'une indéniable puissance thérapeutique et dont le peuple garde la mémoire ».
D’autre part, a chaque commission je demande un bilan des entreprises, bien sûr, il ne s’agit pas du saupoudrage 500 € par si, 1000€ au PMI ou TPE  mais bien de grosses entreprises voir grand groupe ou multinationales ou les sommes suscitent  des précisions , hors je n’ai jamais de réponse, Pourtant lors de la prochaine commission permanente, vous nous proposerez un réabonnement à la base de données DIANE pour 24000€ comme outil de veille économique qui porte sur l’ensemble des entreprises françaises ayant publié leurs comptes annuels avec une information disponible sur 10 ans. Avec de tels outils pourquoi donc la majorité est-elle incapable de nous donner les bilans que nous exigeons globalement ? Serait-ce une intention délibérée ? Je n’ose y croire.
Alors avant de parler l’harmonisation des dispositifs, nous aurions aimé avoir un bilan des politiques menées dans les 3 Régions et un réel travail associant tous les acteurs et notamment ceux du monde économique, pas seulement découvrir les dispositifs une fois que votre majorité a décidé ce qui est bon ou mauvais pour le « Grand Est ». 

Je terminerais par Maurice Barrès qui avait déjà entrevu la vérité : « Ah!... des demi-bienfaiteurs sont aisément des malfaiteurs! J'entrevois qu'ils imposeront au monde une règle morale, comme ils lui proposent une règle économique »