mardi 21 mars 2017

Communiqué : Préservons notre savoir-faire, sauvons nos cristalleries !


Le secteur de la cristallerie en France et en Europe constitue un gisement d'emplois et témoigne d'un savoir-faire d'excellence dans une industrie à haute valeur ajoutée. En France, il concernerait près de 10 000 emplois et réalise 70 % de chiffre d'affaires à l'exportation.

Les Lorrains peuvent être fiers de ce patrimoine inestimable présent sur leur territoire. Baccarat, Daum ou Emaux de Longwy, autant de marques qui font la renommée de notre région.



Mais face à une mondialisation sauvage et l’automatisation des pratiques, ce secteur est fragilisé. En 2016, les Emaux de Longwy étaient sauvés de la liquidation et  40 emplois ont pu être préservés après 9 licenciements. A la cristallerie de Baccarat, c’est actuellement 506 salariés qui travaillent contre 740 en 2014 et le risque de tomber à 250 en 2020 du fait de la mécanisation et de la baisse des ventes.


Pire, depuis juillet 2016, les cristalleries sont dans l’attente d’une prolongation de l’exemption de limitation de la directive RoHS qui limite l’utilisation de 6 substances dangereuses dans la fabrication de matériaux électriques ou électroniques dont le plomb, élément essentiel pour la fabrication de cristal. Le tintement si cher à nos grands-mères ne résonnera plus à nos oreilles. Le non-renouvellement de cette exemption porterait un coup fatal à nos cristalleries et notre savoir-faire.


Face aux élus LRPS qui dépensent sans compter l’argent des contribuables et favorisent les grandes multinationales, il devient urgent de soutenir nos PME-PMI et défendre notre savoir-faire et notre artisanat d’exception par la réorientation des subventions et une diminution des charges et des contraintes administratives, la valorisation de notre patrimoine et de ces métiers d’arts et la prolongation de l’exemption de limitation. Voilà les conditions sine qua non pour redonner à nos entreprises un environnement stable, prospère et valorisant !


Dominique Bilde

Député Français au Parlement Européen




lundi 20 mars 2017

Communiqué de Dominique Bilde : Arcelor Mittal signe un prêt avec la BEI

Lundi 13 mars 2017, soit plus de trois ans après la fermeture des hauts-fourneaux, Arcelor-Mittal et la Banque européenne d’investissement (BEI) signaient un prêt de 350 millions d’euros « en soutien à l’investissement du groupe industriel ». Le tout accompagné de promesses qui n’engageront que ceux qui y croiront…

Car, comme de bien entendu, ce financement sera théoriquement conditionné au respect d’un cahier des charges stipulant qu’Arcelor-Mittal devra justifier l’utilisation de ces fonds, et, produire, en 2020, un bilan chiffré prouvant que les objectifs fixés ont été atteints (nombre de brevets, maintien des emplois sur les sept sites européens du groupe).

Arcelor-Mittal n’est pas une entreprise philanthropique européenne. Ce géant indien cherche, avant tout, à maximiser ses immenses profits. Son chiffre d’affaire était de 53 milliards d’euros pour l’année 2016. Excusez du peu. Je crois que nous lui avons déjà beaucoup donné, malgré les fermetures de sites qui ont mis de nombreux Lorrains au chômage. Quant à la Banque européenne d'investissement, on peut se demander quelles sont les raisons qui la poussent à financer un groupe aussi important ; lequel n’a nul besoin d’un prêt européen, auquel la France contribue pour environ 16,11 %.

Mme Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen

vendredi 17 mars 2017

Erdoğan bat campagne en Lorraine !

Il est temps de montrer notre détermination à ne pas nous laisser humilier de la sorte par un pays qui s’éloigne de plus en plus du cercle de la raison.

En septembre 1683, Charles V de Lorraine et le roi de Pologne Jean III Sobieski s’associaient pour attaquer les Turcs qui assiégeaient Vienne depuis deux mois. Peu après, le duc reconquit la Hongrie, la Slavonie et la Transylvanie. Il fut un grand homme dont les Lorrains peuvent être fiers. Que dirait-il aujourd’hui ? Se retournerait-il dans sa tombe en constatant la soumission de la France aux descendants des Ottomans qu’il avait combattus pour libérer le continent européen de leur emprise ?

Car, dimanche dernier, le gouvernement français a laissé les hommes du sultan Erdoğan battre campagne chez nous, en Lorraine. Après le meeting de l’AKP en fin d’année 2015 à Strasbourg, c’est Metz qui accueillait Mevlüt Çavuşoğlu, l’actuel ministre des Affaires étrangères de la grande puissance anatolienne. L’occasion d’entendre à nouveau la rengaine victimaire et paranoïaque d’un pouvoir en pleine dérive autoritaire.

Les Turcs vivant en France sont des nationalistes turcs, avec la bénédiction de l’État français qui livre une véritable chasse aux patriotes… français. Un cruel paradoxe que nous pourrions payer chèrement.

Dimanche, la foule était chauffée à blanc. France Info rapporte, ainsi, les propos de deux frères dits « franco-turcs » venus de Sarrebruck. L’un deux, appelé Ugur, hurlait sa rage contre les Européens : « C’est la honte ! Pour le peuple européen, pour le peuple hollandais, c’est la honte ! Ils parlent de démocratie, de liberté… Où elle est, la démocratie en Europe ? »

Ils voteront un grand « oui » au référendum constitutionnel qui accordera les quasi-pleins pouvoirs à Recep Tayyip Erdoğan, à l’image d’une très grande partie des expatriés. Les Turcs dits « d’Europe » sont très favorables au pouvoir actuellement en place, proche de nombreuses officines islamistes. Ils lui savent gré de leur avoir rendu leur fierté. Désormais, ils marchent aux côtés de leur chef, prêts à conquérir les voisins et à retrouver leur grandeur passée… Pourtant, personne ne s’en inquiète en France.

De nombreux Turcs sont persuadés que les Européens veulent du mal à leur pays et à ses dirigeants, mentant sciemment sur le président Erdoğan pour le renverser… Au contraire, l’Union européenne – Allemagne en tête – a toujours été très complaisante envers un autocrate extrêmement provocateur qui l’a dupée lors de l’accord relatif aux fameux « migrants ». Une Union européenne qui n’a toujours pas rompu les discussions en vue de l’entrée de la Turquie, alors même que des journalistes, des militaires, des policiers, des juges et des militants de l’opposition sont quotidiennement arrêtés arbitrairement…

Il est temps de faire front. Il est temps de montrer notre détermination à ne pas nous laisser humilier de la sorte par un pays qui s’éloigne de plus en plus du cercle de la raison.

Mme Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen

Lien : http://www.bvoltaire.fr/dominique-bilde/erdogan-bat-campagne-lorraine,318981