mardi 31 janvier 2017

Bata, André... : Ravivons la flamme du rêve industriel Français

Pendant 70 ans, entre l’année 1931 et 2001, la ville d’Hellocourt a vécu au rythme des chaussures Bata. À tel point qu’on la surnomma « Bataville ». Chaque jour, des milliers d’ouvriers se pressaient devant les grilles de l’usine, fiers de fabriquer des chaussures de qualité, vendues à bon prix, qui s’exportaient dans le monde entier. Les manifestations ont duré six mois pour empêcher que Bâta ne s'en aille. Rien n’y a fait : la Cité a dû fermer ses portes face à la concurrence asiatique, devenue inaccessible. Quand Thomas Bata, entrepreneur tchèque inspiré par le fordisme, a fondé Bataville sur le domaine d’Hellocourt, il a construit une utopie entrepreneuriale en Meurthe-et-Moselle : une ville-usine isolée et autosuffisante, composée d'un centre de production à la pointe du progrès, d'une cité ouvrière tout confort et de salariés dévoués pour la cause.

La fermeture de Bataville s’est inscrite dans le processus de désindustrialisation de la Lorraine que je déplore. Quatorze ans plus tard, le constat est amer. Hellocourt ne s’est pas relevée de la fermeture. Le village de Moussey, où se situe une partie du domaine d'Hellocourt, a perdu deux cents habitants, son voisin de Réchicourt-le-Château à peu près autant. Des maisons sont toujours inoccupées. Dans l'usine, des bâtiments entiers sont restés inchangés, déployant leurs lourdes silhouettes fantomatiques. Témoin d’une époque qui refuse toujours de s’effacer pour faire place à un nouveau projet, la grosse horloge de l’usine affiche toujours 13h42…

En proie à une baisse continuelle de son chiffre d’affaires, Bata a fermé soixante des deux-cent magasins qu’elle comptait en 2008. En dépit de ce plan social, les dettes ont continué à s’accumuler, culminant à 30 millions d'euro de perte d'exploitation entre 2010 et 2014, pour un chiffre d'affaires de 91 millions d'euros. En février 2015, peu après le dépôt de bilan, la société ABC Chaussures obtenait une licence d'exploitation de la marque, et la possibilité de vendre d'autres marques que Bata dans les magasins. Moins d'un an plus tard, ABC Chaussures était placée en redressement judiciaire. Finalement, le tribunal de de commerce de Nanterre décidait de la reprise de 47 des 72 magasins de Bata, et 206 des 355 salariés du groupe par un consortium de sept groupes (Courir, Etam…). L’enseigne Bata n’est plus !

Idem pour la marque André, à vendre. Un scénario proche de celui connu par Bata est présentement à l’étude. Les points de vente, appartenant au groupe Vivarte, pourraient être cédés sans reprise de la marque. De nombreuses suppressions de postes sont d’ailleurs à prévoir chez Vivarte qui emploie au total 16 000 personnes. Lundi, lors d’un comité de groupe, la direction a déclaré envisager deux nouveaux plans sociaux, chez Vivarte Services et à La Halle aux chaussures. Sur les 220 emplois de Vivarte Services, 36 feraient l’objet de transferts vers des filiales du groupe, 39 seraient externalisés et 27 seraient supprimés. 580 postes devraient être supprimés dans les boutiques de La Halle aux chaussures.

Quand les usines ferment, les magasins ferment. C’est une évidence. Nous perdons des emplois, de la croissance et du savoir-faire.

Avec près de 44 millions d’euros de subventions publiques (dont 16 millions au titre du CICE) en 2016 pour le groupe Vivarte, les suppressions de postes passent d’autant plus mal. L’argent public sert une fois de plus aux grands groupes pour supprimer des emplois et fermer des sites de production en France.

Seul un protectionnisme intelligent (à l’image des Etats-Unis ou du Japon) peut nous permettre de lutter contre la concurrence déloyale de nombreux pays et la réorientation des subventions publiques vers les PME, TPE et petits artisans, couplée à une simplification administrative, s’avère nécessaire afin de réduire le poids des charges et des contraintes qui pèsent sur ceux qui croient en leur métier et veulent produire et maintenir l’emploi local. Voilà les seules solutions viables pour relancer l’industrialisation de la France et renouer avec notre prospérité économique.


Le rêve industriel n’est pas mort, ravivons la flamme !


Dominique Bilde
Secrétaire Départementale du FN 54
Député Français au Parlement Européen
Conseillère Régionale

samedi 28 janvier 2017

Pour la Commission européenne, la culture, c’est comme la confiture.... !


Sous pression du Parlement européen, la Commission européenne a gracieusement accepté de faire de 2018 l’année européenne du patrimoine culturel. Actuellement négociée en trilogue, cette année est présentée par la Commission et le Commissaire à l’éducation, Tibor Navracsics en ces termes lyriques : « à l'heure où des chefs-d'œuvre culturels mondiaux sont en péril ou sont détruits délibérément dans les zones de conflit, [...] le patrimoine culturel mérite d'avoir son année européenne, en 2018. [...] Ce sera l'occasion de sensibiliser les citoyens à l'importance socioéconomique du patrimoine culturel et de promouvoir l'excellence européenne dans ce domaine»[1]. Des paroles, des paroles, des paroles.

Pas de budget définitif pour le moment mais le Parlement européen demande à ce que cet évènement ne soit pas financé à moins de 15 millions d’euros. À quoi servira cet argent ? À la reconstruction des biens culturels détruits, comme en Italie où plus de 200 édifices ont été affectés par les tremblements de terre d’août 2016, a demandé à la Commission une députée italienne ? Et bien non, a répondu la Commission, cette année européenne du patrimoine culturel servira essentiellement « à des actions de communication » (voir la question et la réponse de la Commission ici).

Pendant ce temps, le Parlement, seule institution européenne directement élue par les citoyens, se bat pour avoir le droit d’assister, en tant qu’observateur, aux réunions de travail qui vont décider de ces fameuses actions de communications. Dormez sur vos deux oreilles, braves gens, la Commission utilise votre argent à bon escient pour communiquer sur sa communication. Une des plus coûteuses opérations marketing de l’histoire pour sauver le « soldat Union européenne ».

Dominique Bilde

Député Français au Parlement Européen

Tractage et collage dans la 4ème et la 5ème circonscription

Ce Mercredi 25 Janvier et ce Vendredi 27 Janvier, les courageux patriotes ont été tracter et coller sur la 4ème et la 5ème circonscription malgré les températures polaires #Marine2017



mercredi 25 janvier 2017

Expulsions de clandestins : l’impéritie du pouvoir

Les expulsions de clandestins du territoire français ont diminué de 16,5 % en un an, selon les chiffres donnés par la Direction générale des étrangers en France. En 2016, 24.707 éloignements ont été recensés, contre 29.596 en 2015. Quant aux « retours forcés », correspondant au renvoi sec d’un étranger en situation illégale entre deux agents de la police aux frontières, ils n’ont été que 12.961 en 2016 alors qu’ils étaient 15.485 en 2015. Un laxisme proprement sidérant dans la période que nous connaissons.

Tous les chiffres sont en baisse : éloignements contraints, aidés ou « départs spontanés ». Pas de quoi affoler la Direction générale des étrangers en France, dont les représentants assurent que « ces évolutions ne traduisent pas un relâchement ». Adepte de la méthode Coué, la Direction générale des étrangers en France estime que le rétablissement des frontières (tout relatif) aurait permis de signifier environ 60.000 non-admissions sur le territoire français pour l’année 2016.
Primo, ces personnes « refoulées » n’ont peut-être pas renoncé à s’introduire dans l’Hexagone. Un préfet, cité anonymement par Le Figaro, déclarait que « ces chiffres de non-admission » montreraient surtout « l’énorme pression migratoire ».
Ce qui m’amène à mon deuxième point : les chiffres du nombre d’expulsés ou de « refoulés » sont dérisoires quand on les rapporte à l’immigration, légale et illégale, prise dans son ensemble, mais aussi aux « stocks » d’immigrés non assimilés !

Les contrôles supposément renforcés n’y changeront rien : les clandestins rentrent en nombre en France et continueront à le faire ! Pour l’éviter, il ne suffit pas de donner plus de moyens à la police aux frontières, ni même de rétablir mensongèrement les frontières. Les solutions sont ailleurs. Vous les connaissez toutes et tous. La vérité est que seul le Front national se propose de les mettre en œuvre : suppressions des pompes aspirantes (AME, préférence étrangère), sortie de la zone Schengen, vrais contrôles aux frontières, tolérance zéro pour les délinquants du droit d’asile que sont les clandestins qui se font trompeusement passer pour des réfugiés.
Ces méthodes ont été appliquées avec succès en Australie. Tous les clandestins sont immédiatement expulsés et l’immigration légale y est très strictement contrôlée. Qui pourrait, pourtant, nier que l’Australie reste une grande démocratie libérale ? Personne. Les socialistes nous laisseront un bilan calamiteux en matière d’immigration : 120.000 clandestins régularisés sur la base de la circulaire Valls de 2012, moins de 10 % des déboutés du droit d’asile reconduits à la frontière (!), l’abandon du placement des clandestins en centres de rétention administratif et la loi Cazeneuve qui a étendu le principe du regroupement familial et a complexifié les procédures d’expulsion.
Il faut tout changer. Sujet central de la prochaine élection présidentielle, l’immigration n’a jamais été correctement traitée par les partis qui se sont succédé au pouvoir, gauche et droite comprises. Si le docteur ne donne pas les bons médicaments et que vous continuez à être malade, continuez-vous à le consulter ? Marine Le Pen a le bon diagnostic et les bons remèdes.
Dominique Bilde
Deputé Français au Parlement Européen

Lien : http://www.bvoltaire.fr/dominique-bilde/expulsions-de-clandestins-limperitie-du-pouvoir,307298

lundi 23 janvier 2017

Apprentissage : cinq ans d’échec !

En campagne, le candidat François Hollande expliquait vouloir atteindre le chiffre de 500.000 apprentis dans les CFA à la fin de son quinquennat. Il avait aussi fait de l’alternance l’une de ses priorités. Résultat ? Un échec sur toute la ligne. En 2011, la France comptait 436.334 apprentis. En 2015, ils étaient 405.200. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les objectifs n’ont pas été atteints. Si l’on constate un très léger rebond en 2016, les 500.000 apprentis annoncés n’arriveront pas avant l’année 2020, pour les prédictions les plus optimistes.

Face au drame national du chômage en général, et de celui des accédants au marché du travail en particulier, les vertus de l’apprentissage, pour l’insertion des jeunes dans le monde du travail, ne font absolument aucun doute. Malheureusement, l’exécutif socialiste n’a pris que des mesurettes et des réformettes. Pourtant, l’effort financier engagé par l’État a été très important. Lors de la période comprise entre l’année 2004 et l’année 2010, l’effort national en faveur de l’apprentissage a augmenté de 56 %. Dans le même temps, le nombre d’apprentis n’augmentait que de 16 %.
Le rendement de la dépense supplémentaire a donc été très faible, ce qui amène logiquement à douter de l’efficacité globale du système, que n’a jamais remis en cause l’actuel gouvernement… Songez qu’un apprenti coûtait 18.700 euros par mois en 2012 contre 14.200 euros en 2004. Un phénomène qui ne se dément pas.

L’apprentissage est confronté à trois problématiques majeures. D’abord, si les Français déclarent plébisciter le développement de l’apprentissage, il est encore trop souvent considéré par les jeunes, et leurs familles, comme une « voie de garage ». Souffrant d’un déficit d’image, l’apprentissage, voie d’excellence, est pourtant perçu comme un échec. Autre difficulté, les apprentis ne trouvent pas toujours un emploi stable au terme de leur cycle. En 2014, le taux d’emploi des jeunes ayant suivi des études du niveau du CAP à celui du BTS, et sortant d’apprentissage, n’atteint plus que 62 %, contre 69 % en 2012. En outre, les emplois stables chez les anciens apprentis ont diminué. Seuls 55 % d’entre eux étaient en CDI sept mois après la fin de leur contrat d’apprentissage.
Enfin, les chefs d’entreprise sont parfois rétifs au système, freinés par la complexité du financement et des démarches administratives. Au total, 28,1 % des contrats d’apprentissage sont rompus par les employeurs ou par les apprentis. Dans 80 % des cas, la rupture du contrat entraîne un arrêt complet de l’apprentissage. Pis : ce sont les métiers les plus faiblement qualifiés qui connaissent les taux de rupture les plus élevés (48,9 % dans l’hôtellerie et la restauration)…
Chef d’entreprise, je crois que l’apprentissage peut être mieux pensé par les pouvoirs publics. Que faut-il faire ?
– instaurer la préférence nationale et refuser les mesures prévues par Erasmus+ dans le cadre de l’apprentissage ;
– évaluer les besoins des entreprises pour que les apprentis puissent vraiment trouver des débouchés ;
– créer un service public de la formation tout au long de l’existence ;
– élever le niveau de qualification des bacheliers professionnels ;
– instituer et généraliser les grandes écoles des métiers qui ennobliront la voie professionnelle, préalable nécessaire à l’amélioration de son image auprès des élèves et de leurs parents

Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen

mercredi 18 janvier 2017

Communiqué : A Messein, les oubliés de la mondialisation

La crise a provoqué la réapparition d’une misère sociale que l’on croyait définitivement oubliée, celle que décrivait Emile Zola dans ses romans. L’Est Républicain nous informait dernièrement des conditions terribles dans lesquelles les époux Galarme sont contraints de vivre : 10 m2, quatre murs en bois, un cabanon transformé en maison de fortune aux bords de l’étang de Messein. 

Le hasard les y a contraints. Il y a encore quelques mois, les époux Galarme vivaient dans un bel appartement d’une grosse propriété située sur l’avenue de la Garenne à Nancy. En échange des services de gardien-jardinier qu’il y rendait, Patrick Galarme y était logé gratuitement. Mais voilà, l’immeuble a été saisi aux enchères judiciaires. Patrick Galarme a alors perdu son travail et son logement. Déchirant.

En septembre dernier, Patrick trouvait un nouvel emploi. Mis à l’essai par une entreprise de nettoyage de Malzéville, il a finalement été déclaré inapte par le médecin du travail. Impuissant face aux évènements, il déclare plein de dignité : « Là, je devais porter un paquet de cintres d’une quinzaine de kilos de temps en temps. Je pouvais le faire. Le médecin a décidé du contraire. Il m’a rendu plus handicapé que je ne le suis ».

Prisonniers du RSA, vivant sans l’eau et sans l’électricité, dans une habitation ne répondant pas aux critères des logements décents, les époux Galarme sont des oubliés de la mondialisation heureuse, des réprouvés qui n’intéressent plus personne, et surtout pas les pouvoirs publics trop occupés avec les fameux « migrants ». Ces mêmes « migrants » qui ont été fastueusement logés à Sion, avant, pour certains, de s’évaporer à nouveau dans la nature…

L’hiver lorrain est glacial. Laisser les époux Galarme vivre dans des conditions aussi indignes relève de la non-assistance à personnes en danger. Je demande solennellement aux pouvoirs publics de ne plus laisser nos concitoyens abandonnés à la misère. La préférence nationale devrait s’appliquer en pareil cas. Trouvons des hébergements d’urgence aux Français d’abord plutôt qu’aux clandestins, expulsons les clandestins logés à Sion et mettons les époux Galarme dans ces locaux ! Ces gens ont-ils travaillé toute leur vie durant pour se retrouver ainsi ? Cela m’est intolérable.

Dominique Bilde
Secrétaire Départementale du FN54
Député Français au Parlement Européen