Jeudi 2 Février
dimanche 5 février 2017
mardi 31 janvier 2017
Bata, André... : Ravivons la flamme du rêve industriel Français
Pendant
70 ans, entre l’année 1931 et 2001, la ville d’Hellocourt a vécu au rythme des
chaussures Bata. À tel point qu’on la surnomma « Bataville ». Chaque
jour, des milliers d’ouvriers se pressaient devant les grilles de l’usine,
fiers de fabriquer des chaussures de qualité, vendues à bon prix, qui
s’exportaient dans le monde entier. Les manifestations ont duré six mois pour
empêcher que Bâta ne s'en aille. Rien n’y a fait : la Cité a dû fermer ses
portes face à la concurrence asiatique, devenue inaccessible. Quand Thomas
Bata, entrepreneur tchèque inspiré par le fordisme, a fondé Bataville sur le
domaine d’Hellocourt, il a construit une utopie entrepreneuriale en
Meurthe-et-Moselle : une ville-usine isolée et autosuffisante,
composée d'un centre de production à la pointe du progrès, d'une cité ouvrière
tout confort et de salariés dévoués pour la cause.
La
fermeture de Bataville s’est inscrite dans le processus de désindustrialisation
de la Lorraine que je déplore. Quatorze ans plus tard, le constat est amer.
Hellocourt ne s’est pas relevée de la fermeture. Le village de Moussey, où se
situe une partie du domaine d'Hellocourt, a perdu deux cents habitants, son
voisin de Réchicourt-le-Château à peu près autant. Des maisons sont toujours
inoccupées. Dans l'usine, des bâtiments entiers sont restés inchangés,
déployant leurs lourdes silhouettes fantomatiques. Témoin d’une époque qui
refuse toujours de s’effacer pour faire place à un nouveau projet, la grosse
horloge de l’usine affiche toujours 13h42…
En
proie à une baisse continuelle de son chiffre d’affaires, Bata a fermé soixante
des deux-cent magasins qu’elle comptait en 2008. En dépit de ce plan social,
les dettes ont continué à s’accumuler, culminant à 30 millions d'euro de perte d'exploitation entre 2010
et 2014, pour un chiffre d'affaires de 91 millions d'euros. En février 2015,
peu après le dépôt de bilan, la société ABC Chaussures obtenait une licence
d'exploitation de la marque, et la possibilité de vendre d'autres marques que
Bata dans les magasins. Moins d'un an plus tard, ABC Chaussures était placée en
redressement judiciaire. Finalement, le tribunal de de commerce de Nanterre
décidait de la reprise de 47 des 72 magasins de Bata, et 206 des 355 salariés
du groupe par un consortium de sept groupes (Courir, Etam…). L’enseigne Bata
n’est plus !
Idem
pour la marque André, à vendre. Un scénario proche de celui connu par Bata est
présentement à l’étude. Les points de vente, appartenant au groupe Vivarte,
pourraient être cédés sans reprise de la marque. De nombreuses
suppressions de postes sont d’ailleurs à prévoir chez Vivarte qui emploie au
total 16 000 personnes. Lundi, lors d’un comité de groupe, la direction a
déclaré envisager deux nouveaux plans sociaux, chez Vivarte Services et à La
Halle aux chaussures. Sur les 220 emplois de Vivarte Services, 36 feraient
l’objet de transferts vers des filiales du groupe, 39 seraient externalisés et
27 seraient supprimés. 580 postes devraient être supprimés dans les boutiques
de La Halle aux chaussures.
Quand les usines ferment, les magasins ferment. C’est une évidence.
Nous perdons des emplois, de la croissance et du savoir-faire.
Avec près de 44 millions d’euros de subventions publiques (dont 16
millions au titre du CICE) en 2016 pour le groupe Vivarte, les suppressions de
postes passent d’autant plus mal. L’argent public sert une fois de plus aux
grands groupes pour supprimer des emplois et fermer des sites de production en France.
Seul un protectionnisme intelligent (à l’image des Etats-Unis ou
du Japon) peut nous permettre de lutter contre la concurrence déloyale de
nombreux pays et la réorientation des subventions publiques vers les PME, TPE
et petits artisans, couplée à une simplification administrative, s’avère
nécessaire afin de réduire le poids des charges et des contraintes qui pèsent
sur ceux qui croient en leur métier et veulent produire et maintenir l’emploi
local. Voilà les seules solutions viables pour relancer l’industrialisation de
la France et renouer avec notre prospérité économique.
Le rêve industriel n’est
pas mort, ravivons la flamme !
Dominique Bilde
Secrétaire
Départementale du FN 54
Député Français au
Parlement Européen
Conseillère Régionale
samedi 28 janvier 2017
Pour la Commission européenne, la culture, c’est comme la confiture.... !
Sous pression
du Parlement européen, la Commission européenne a gracieusement accepté de
faire de 2018 l’année européenne du patrimoine culturel. Actuellement négociée
en trilogue, cette année est présentée par la Commission et le Commissaire à
l’éducation, Tibor Navracsics en ces termes lyriques : « à l'heure où des chefs-d'œuvre culturels
mondiaux sont en péril ou sont détruits délibérément dans les zones de conflit,
[...] le patrimoine culturel mérite d'avoir son année européenne, en 2018.
[...] Ce sera l'occasion de sensibiliser les citoyens à l'importance
socioéconomique du patrimoine culturel et de promouvoir l'excellence européenne
dans ce domaine»[1]. Des
paroles, des paroles, des paroles.
Pas de budget
définitif pour le moment mais le Parlement européen demande à ce que cet
évènement ne soit pas financé à moins de 15 millions d’euros. À quoi servira cet
argent ? À la reconstruction des biens culturels détruits, comme en Italie
où plus de 200 édifices ont été affectés par les tremblements de terre d’août
2016, a demandé à la Commission une députée italienne ? Et bien non, a répondu
la Commission, cette année européenne du patrimoine culturel servira
essentiellement « à des actions de communication » (voir la question
et la réponse de la Commission ici).
Pendant ce
temps, le Parlement, seule institution européenne directement élue par les
citoyens, se bat pour avoir le droit d’assister, en tant qu’observateur, aux
réunions de travail qui vont décider de ces fameuses actions de communications.
Dormez sur vos deux oreilles, braves gens, la Commission utilise votre argent à
bon escient pour communiquer sur sa communication. Une des plus coûteuses
opérations marketing de l’histoire pour sauver le « soldat Union
européenne ».
Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen
Tractage et collage dans la 4ème et la 5ème circonscription
Ce Mercredi 25 Janvier et ce Vendredi 27 Janvier, les courageux patriotes ont été tracter et coller sur la 4ème et la 5ème circonscription malgré les températures polaires #Marine2017
mercredi 25 janvier 2017
Expulsions de clandestins : l’impéritie du pouvoir
Les expulsions de clandestins du territoire français ont diminué de
16,5 % en un an, selon les chiffres donnés par la Direction générale des
étrangers en France. En 2016, 24.707 éloignements ont été recensés, contre
29.596 en 2015. Quant aux « retours forcés »,
correspondant au renvoi sec d’un étranger en situation illégale entre deux
agents de la police aux frontières, ils n’ont été que 12.961 en 2016 alors
qu’ils étaient 15.485 en 2015. Un laxisme proprement sidérant dans la période
que nous connaissons.
Tous les chiffres sont en baisse : éloignements contraints, aidés ou
« départs spontanés ». Pas de quoi affoler la Direction générale des
étrangers en France, dont les représentants assurent que « ces
évolutions ne traduisent pas un relâchement ». Adepte de la méthode
Coué, la Direction générale des étrangers en France estime que le
rétablissement des frontières (tout relatif) aurait permis de signifier environ
60.000 non-admissions sur le territoire français pour l’année 2016.
Primo, ces personnes « refoulées » n’ont peut-être pas renoncé à
s’introduire dans l’Hexagone. Un préfet, cité anonymement par Le Figaro,
déclarait que « ces chiffres de non-admission » montreraient
surtout « l’énorme pression migratoire ».
Ce qui m’amène à mon deuxième point : les
chiffres du nombre d’expulsés ou de « refoulés » sont
dérisoires quand on les rapporte à l’immigration, légale et illégale, prise
dans son ensemble, mais aussi aux « stocks » d’immigrés
non assimilés !
Les contrôles supposément renforcés n’y changeront rien : les
clandestins rentrent en nombre en France et continueront à le faire ! Pour
l’éviter, il ne suffit pas de donner plus de moyens à la police aux frontières,
ni même de rétablir mensongèrement les frontières. Les solutions sont ailleurs.
Vous les connaissez toutes et tous. La vérité est que seul le Front national se
propose de les mettre en œuvre : suppressions des pompes aspirantes (AME,
préférence étrangère), sortie de la zone Schengen, vrais contrôles aux
frontières, tolérance zéro pour les délinquants du droit d’asile que sont les
clandestins qui se font trompeusement passer pour des réfugiés.
Ces méthodes ont été appliquées avec succès en Australie. Tous les
clandestins sont immédiatement expulsés et l’immigration légale y est très
strictement contrôlée. Qui pourrait, pourtant, nier que l’Australie reste une
grande démocratie libérale ? Personne. Les socialistes nous laisseront un
bilan calamiteux en matière d’immigration : 120.000 clandestins
régularisés sur la base de la circulaire Valls de 2012, moins de 10 % des
déboutés du droit d’asile reconduits à la frontière (!), l’abandon du placement
des clandestins en centres de rétention administratif et la loi Cazeneuve qui a
étendu le principe du regroupement familial et a complexifié les procédures
d’expulsion.
Il faut tout changer. Sujet central de la prochaine élection
présidentielle, l’immigration n’a jamais été correctement traitée par les
partis qui se sont succédé au pouvoir, gauche et droite comprises. Si le
docteur ne donne pas les bons médicaments et que vous continuez à être malade,
continuez-vous à le consulter ? Marine Le Pen a
le bon diagnostic et les bons remèdes.
Dominique Bilde
Deputé Français au Parlement Européen
lundi 23 janvier 2017
Apprentissage : cinq ans d’échec !
En campagne, le candidat François Hollande expliquait vouloir atteindre le
chiffre de 500.000 apprentis dans les CFA à la fin de son quinquennat. Il avait
aussi fait de l’alternance l’une de ses priorités. Résultat ? Un échec sur
toute la ligne. En 2011, la France comptait 436.334 apprentis. En 2015, ils
étaient 405.200. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les objectifs n’ont
pas été atteints. Si l’on constate un très léger rebond en 2016, les 500.000
apprentis annoncés n’arriveront pas avant l’année 2020, pour les prédictions
les plus optimistes.
Face au drame national du chômage en général, et de celui des accédants au
marché du travail en particulier, les vertus de l’apprentissage, pour
l’insertion des jeunes dans le monde du travail, ne font absolument aucun
doute. Malheureusement, l’exécutif socialiste n’a pris que des mesurettes et
des réformettes. Pourtant, l’effort financier engagé par l’État a été très
important. Lors de la période comprise entre l’année 2004 et l’année 2010,
l’effort national en faveur de l’apprentissage a augmenté de 56 %. Dans le
même temps, le nombre d’apprentis n’augmentait que de 16 %.
Le rendement de la dépense supplémentaire a donc été
très faible, ce qui amène logiquement à douter de l’efficacité globale du
système, que n’a jamais remis en cause l’actuel gouvernement… Songez qu’un
apprenti coûtait 18.700 euros par mois en 2012 contre 14.200 euros en 2004. Un
phénomène qui ne se dément pas.
L’apprentissage est confronté à trois problématiques majeures. D’abord, si
les Français déclarent plébisciter le développement de l’apprentissage, il est
encore trop souvent considéré par les jeunes, et leurs familles, comme une « voie
de garage ». Souffrant d’un déficit d’image, l’apprentissage, voie
d’excellence, est pourtant perçu comme un échec. Autre difficulté, les
apprentis ne trouvent pas toujours un emploi stable au terme de leur cycle. En
2014, le taux d’emploi des jeunes ayant suivi des études du niveau du CAP à
celui du BTS, et sortant d’apprentissage, n’atteint plus que 62 %, contre
69 % en 2012. En outre, les emplois stables chez les anciens apprentis ont
diminué. Seuls 55 % d’entre eux étaient en CDI sept mois après la fin de
leur contrat d’apprentissage.
Enfin, les chefs d’entreprise sont parfois rétifs au système, freinés par
la complexité du financement et des démarches administratives. Au total,
28,1 % des contrats d’apprentissage sont rompus par les employeurs ou par
les apprentis. Dans 80 % des cas, la rupture du contrat entraîne un arrêt
complet de l’apprentissage. Pis : ce sont les métiers les plus faiblement
qualifiés qui connaissent les taux de rupture les plus élevés (48,9 % dans
l’hôtellerie et la restauration)…
Chef d’entreprise, je crois que l’apprentissage peut être mieux pensé par
les pouvoirs publics. Que faut-il faire ?
– instaurer la préférence nationale et refuser les mesures prévues par
Erasmus+ dans le cadre de l’apprentissage ;
– évaluer les besoins des entreprises pour que les apprentis puissent vraiment trouver des débouchés ;
– créer un service public de la formation tout au long de l’existence ;
– élever le niveau de qualification des bacheliers professionnels ;
– instituer et généraliser les grandes écoles des métiers qui ennobliront la voie professionnelle, préalable nécessaire à l’amélioration de son image auprès des élèves et de leurs parents
– évaluer les besoins des entreprises pour que les apprentis puissent vraiment trouver des débouchés ;
– créer un service public de la formation tout au long de l’existence ;
– élever le niveau de qualification des bacheliers professionnels ;
– instituer et généraliser les grandes écoles des métiers qui ennobliront la voie professionnelle, préalable nécessaire à l’amélioration de son image auprès des élèves et de leurs parents
Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen
mercredi 18 janvier 2017
Communiqué : A Messein, les oubliés de la mondialisation
La crise a provoqué la réapparition d’une
misère sociale que l’on croyait définitivement oubliée, celle que décrivait
Emile Zola dans ses romans. L’Est Républicain nous informait dernièrement des
conditions terribles dans lesquelles les époux Galarme sont contraints de
vivre : 10 m2, quatre murs en bois, un cabanon transformé en maison de
fortune aux bords de l’étang de Messein.
Le hasard les y a contraints. Il y a
encore quelques mois, les époux Galarme vivaient dans un bel appartement d’une
grosse propriété située sur l’avenue de la Garenne à Nancy. En échange des
services de gardien-jardinier qu’il y rendait, Patrick Galarme y était logé
gratuitement. Mais voilà, l’immeuble a été saisi aux enchères judiciaires.
Patrick Galarme a alors perdu son travail et son logement. Déchirant.
En septembre dernier, Patrick trouvait un
nouvel emploi. Mis à l’essai par une entreprise de nettoyage de Malzéville, il
a finalement été déclaré inapte par le médecin du travail. Impuissant face aux
évènements, il déclare plein de dignité : « Là, je devais porter
un paquet de cintres d’une quinzaine de kilos de temps en temps. Je pouvais le
faire. Le médecin a décidé du contraire. Il m’a rendu plus handicapé que je ne
le suis ».
Prisonniers du RSA, vivant sans l’eau et
sans l’électricité, dans une habitation ne répondant pas aux critères des
logements décents, les époux Galarme sont des oubliés de la mondialisation
heureuse, des réprouvés qui n’intéressent plus personne, et surtout pas les pouvoirs
publics trop occupés avec les fameux « migrants ». Ces mêmes
« migrants » qui ont été fastueusement logés à Sion, avant, pour
certains, de s’évaporer à nouveau dans la nature…
L’hiver lorrain est glacial. Laisser les
époux Galarme vivre dans des conditions aussi indignes relève de la
non-assistance à personnes en danger. Je demande solennellement aux pouvoirs
publics de ne plus laisser nos concitoyens abandonnés à la misère. La
préférence nationale devrait s’appliquer en pareil cas. Trouvons des hébergements
d’urgence aux Français d’abord plutôt qu’aux clandestins, expulsons les
clandestins logés à Sion et mettons les époux Galarme dans ces locaux ! Ces
gens ont-ils travaillé toute leur vie durant pour se retrouver ainsi ?
Cela m’est intolérable.
Dominique Bilde
Secrétaire Départementale du FN54
Député Français au Parlement Européen
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